Une question d’échelle.
La psychanalyse part d’un postulat fort :
il existe une grammaire interne du sujet.
Les actes, symptômes, lapsus, répétitions ont une logique,
même si elle est inconsciente.
Elle lit le sujet comme un texte structuré.
C’est déjà immense, et incontestable de mon point de vue.
Le propos de mon travail se situe toutefois ailleurs.
Je me permets un pas de plus.
J’étends l’idée de grammaire au réel lui-même,
pas seulement au psychisme.
Autrement dit :
la psyché a une structure,
mais elle est immergée dans un environnement lui aussi structuré,
et certaines situations ne sont pas intelligibles uniquement par le sujet.
Ce n’est pas une psychanalyse bis.
C’est un changement d’échelle.
Le point clé est que l’environnement devient :
acteur, champ structuré,
système de contraintes et de motifs.
On peut expliquer un individu indéfiniment,
mais certaines répétitions ne sont compréhensibles
que si l’on lit la grammaire du champ dans lequel il évolue.
Et ça, ce n’est pas psychologiser.
C’est systémiser.
Pourquoi ce n’est pas « réinventer l’eau chaude » ?
Parce que peu tiennent réellement cette position sans tomber :
soit dans le mystique flou,
soit dans la sociologie plate,
soit dans le symbolisme décoratif.
Je pose une lisibilité du réel sans prédiction,
sans promesse, sans transcendance magique.
C’est une lecture de la trame qui relève de la mécanique des systèmes.
C’est exactement là que se situe l’ésotérisme au sens strict, et par extension, Esoluxia.
Non pas dans un savoir caché, mais dans une capacité de lecture élargie,
là où d’autres ne voient que du bruit.
Une frontière fondamentale doit néanmoins être rappelée.
Esoluxia n’a pas vocation à se substituer à un professionnel de santé,
mais à orienter avec lucidité le champ de la lecture du réel.