Le hasard et ce que l’on en fait.

Écrit n°17 — 29 avril 2026

Le mot hasard vient d’un jeu.
D’un lancer.
D’un dé.
De l'arabe "az-zahr", qui veut dire lancer le dé.

Donc à l’origine, il ne désigne ni une force, ni une intention.
Mais seulement une distribution.
Un résultat qui tombe.

Très vite, pourtant, on y cherche autre chose.
Un bonheur, un malheur.
Un signe.
Une logique.
Une réponse.

C’est là qu’apparaît ce que certains appellent la synchronicité :
non plus un simple événement,
mais une coïncidence à laquelle on prête une portée qui intervient en temps voulu.

Mais attention car il ne s’agit pas d’en faire un principe.
Voyez-y plutôt une manière de lire certaines situations.

Et percevoir une synchronicité ne signifie pas la comprendre.
C’est d'abord reconnaître une correspondance,
qui peut prendre deux formes.

La première par répétition : un même type d’événement revient,
et finit par dessiner un motif.

La seconde de manière ponctuelle : un fait isolé,
mais dont la tonalité se détache immédiatement.

Dans les deux cas, rien n'est démontré.
Il y a juste quelque chose qui commence à être perçu.

Là encore, rien n’est affirmé.
C’est simplement le regard qui relie.
Le dé tombe.
Le sens, lui, est ajouté après.
Certains rajouteront qu'il a dû être lancé.
Mais ceci est une toute autre histoire.