Le hasard et ce que l’on en fait.
Le mot hasard vient d’un jeu.
D’un lancer.
D’un dé.
De l'arabe "az-zahr", qui veut dire lancer le dé.
Donc à l’origine, il ne désigne ni une force, ni une intention.
Mais seulement une distribution.
Un résultat qui tombe.
Très vite, pourtant, on y cherche autre chose.
Un bonheur, un malheur.
Un signe.
Une logique.
Une réponse.
C’est là qu’apparaît ce que certains appellent la synchronicité :
non plus un simple événement,
mais une coïncidence à laquelle on prête une portée qui intervient en temps voulu.
Mais attention car il ne s’agit pas d’en faire un principe.
Voyez-y plutôt une manière de lire certaines situations.
Et percevoir une synchronicité ne signifie pas la comprendre.
C’est d'abord reconnaître une correspondance,
qui peut prendre deux formes.
La première par répétition : un même type d’événement revient,
et finit par dessiner un motif.
La seconde de manière ponctuelle : un fait isolé,
mais dont la tonalité se détache immédiatement.
Dans les deux cas, rien n'est démontré.
Il y a juste quelque chose qui commence à être perçu.
Là encore, rien n’est affirmé.
C’est simplement le regard qui relie.
Le dé tombe.
Le sens, lui, est ajouté après.
Certains rajouteront qu'il a dû être lancé.
Mais ceci est une toute autre histoire.